Accueil Date de création : 02/02/08 / Dernière mise à jour : 09/04/08 11:03 / 57 articles publiés

1-  posté le mercredi 27 février 2008 15:40

 

 

   Le raclement de gorge des guitares continuait de plus belle, tandis que les échos lourds et gras de la batterie  résonnaient à travers la foule. Le chanteur avait une voix criarde et il émanait du groupe une aura fade de débutant. Les notes de musique qui s'envolaient vers le ciel semblaient effacer l'atmosphère trop fraîche d'un soir d'été, puisque la chaleur dans la foule était immmense

 

 

   Cela faisait maintenant plus d'une heure que des groupes plus ou moins connus et bons se relayaient sur cette scène située en bord de mer. Sous cette dernière, l'herbe était vivace, mais lorsque que l'on s'en éloignait, celle-ci laissait place à des grains de sable, dont les tailles et les couleurs variaent.

   A  l'écart, une adolescente semblait ailleurs.

 

 

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2-  posté le jeudi 28 février 2008 14:57

 

  

   Elle repoussa d'un geste vif de la tête une mèche rebelle qui barrait ses grands yeux d'azur et dit à l'adresse de l'adolescente aux cheveux courts et soyeux à ses côtés :

-Je reviens Apryl, je vais prendre l'air. Apryl acquiesça d'un signe de tête, faisant virevolter ses cheveux d'ébène, puis dirigea à nouveau ses yeux vert bouteille cernés de noir vers la scène où continuaient inlassablement les longs sanglots graves du chanteur.

 

 

   Après un dernier coup d’œil à l’adresse du groupe qui se déchaînait, la blonde soupira et s’éloigna lentement.

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3-  posté le jeudi 28 février 2008 14:58

 

Violet avançait dans la pénombre, scrutant impassiblement l'horizon noir qui s'étalait devant ses yeux. Les étoiles étaient la seule source de lumière et leurs reflets dansaient dans l'eau sombre de la mer qui léchait nonchalamment le rivage. Violet s'éloignait des lumières et des bruits du concert. Lorsqu’elle jugea la distance entre elle et ce vacarme suffisant, elle tâta le sable de sa main blanche et s'assit face à l’eau calme, d’habitude sauvage.

 

  

   Elle soupira longuement, tout en essayant de discerner les courbes des vagues, toutes aussi faibles que silencieuses. Il ne restait plus que quelques semaines avant la reprise des cours, après réflexion, juste deux. Mais cela ne la gênait pas plus que ça, elle prendrait encore des cours à domicile, comme les années précédentes. C’était d’ailleurs à cause de cette façon d’étudier qu’elle n’avait pas beaucoup d’amis.

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4-  posté le jeudi 28 février 2008 14:59

Elle resta ainsi quelques minutes, à ne rien faire, à penser, à se laisser bercer par le bruissement des vagues, ses doigts agiles jouant avec le sable qui s'en échappait et retombait légèrement sur le sol. A se dire qu’une nouvelle année allait commencer, qu’elle regarderait encore ses séries, et se demanderait encore ce que ça fait d’aller au lycée. Parce qu’au moins, en y allant, elle aurait peut-être vécu une de ces histoires intrigantes que des personnages banals vivent. Elle était jalouse d’eux, elle à qui il n’arrivait jamais rien.

  

 

Soudain, elle entendit des bruits de pas qui s'enfonçaient dans le sable et tourna rapidement la tête, brisant ses rêveries. Une forme sombre, dont on ne distinguait pas les traits, avançait doucement, tel un spectre qui erre sous une lune en quête de repos.

-Qui est là ? questionna-t-elle comme si elle parlait à l'immensité du soir, tandis que l'inconnu se rapprochait lentement.

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5-  posté le jeudi 28 février 2008 15:00

Un rire léger et doux s'échappa dans la nuit, et glissa vers les ténèbres du firmament.

-Un jeune homme à la recherche de paix, répondit une voix claire comme le rire qui flânait maintenant à l'ombre de la lune. Violet fut immédiatement bercée par cette voix imposante mais paisible et sourit intérieurement.

- Tu peux t’asseoir alors, répondit-elle avec un sourire imperceptible à cause de l’obscurité.

- Je n’allais pas te demander ta permission, s’exclama alors la voix avec une pointe de moquerie gentille, mais c’est sympa de bien le vouloir.

Ses sourcils se froncèrent involontairement, habitude qu’elle avait quand elle était blessée ou vexée.

 

 

Elle le trouva arrogant, et voulu se lever et partir, mais lorsqu’une odeur masculine et enivrante s’empara d’elle, elle ne put faire un seul geste. Elle sentait la présence du mystérieux inconnu juste à côté d’elle, mais n’osait émettre aucun son, de peur de briser le silence qui avait pris place. Cependant, en tournant brièvement les yeux vers lui, elle conclut, par la pose de sa silhouette, qu’il observait le ciel.

-La nuit est belle n'est-ce pas ? Parfait pour un concert, déclara le jeune homme, d’une voix soudainement douce.

 

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